Communication et comportement chez le chat

  1. Les expressions du chat
  2. Le langage du chat
  3. L’attitude défensive
  4. L’attitude offensive

Souvent incompréhensible pour l’homme, le moindre changement d’expression d’un chat peut en dire long à ses congénères.

Les expressions faciales des chats sont encore accusées par des sortes de rictus ne laissant aucun doute sur leur signification.

La position des oreilles est généralement le meilleur indice de l’humeur de l’animal. A la différence du chien, le chat n’a pas développé de mimique du type battement de queue, universellement reconnu comme un geste de beinvenue.

Même s’il est content de vous voir, votre chat conservera une expression détendue mais restera en alerte. En revanche, la face d’un chat se fait délicieusement expressive pour demander une caresse.

1. Les expressions du chat :

Chez le chat, plus de 12 muscles contrôlent les oreilles. Un chat détendu, accueillant ou en exploration a les oreilles dirigées vers l’avant.

Des oreilles couchées indiquent l’agressivité; rabattues vers l’arrière, elles traduisent la peur ou l’agressivité, ou les deux.

Chez certains chats, comme les Maine Coon, des touffes de poils accentuent la postions des oreilles.

L’humeur du chat se lit aussi dans ses yeux. Un chat détendu clôt les paupières. S’il est effrayé, la réaction, offensive ou défensive, est immédiate et l’adrénaline sécrétée provoque la dilatation de la pupille.

Voici quelques expressions chez le chat:

  • Le chat satisfait:

Oreilles vers l’avant, yeux mi-clos, le chat exprime son plaisir.

Cette expression s’accompagne souvent d’un ronronnement, et est le signe même de la détente: l’animal n’éprouve aucune inquiétude.

  • Le chat détendu:

C’est l’expression la plus courante. Elle n’indique aucun rejet. C’est celle que le chat arbore pour nous accueillir, réclamer notre attention, se coucher, s’asseoir, le lever, marcher etc.

Elle n’est pas une mise en garde pour les autres chats.

  • Le chat hésitant:

Un chat qui remue les oreilles hésite sur ce qu’il ressent. Son humeur est indécise. Ses oreilles se rabattent légèrement vers l’arrière et ses pupilles restent rétractées.

  • La « réponse de Flehmen »:

Cette grimace est caractérisée par le fait que la lèvre supérieure est relevée voir retournée, la gueule ouverte avec des mouvements rapides de la langue, le nez froncé et le regard est fixe comme « hypnotisé ». On dirait que le chat renifle l’air !

Cette moue est celle d’un mâle qui capte l’odeur des urines d’une femelle en chaleur. Ses oreilles sont dressées et en alerte et ses pupilles sont dilatées (ce qui est un signe d’excitation).

  • Le chat en colère:

Les pupilles d’un chat agressif que l’on contrarie restent rétractées.

Le chat a les oreilles dressées, rabattues et repliées vers l’arrière, ce qui signifie qu’il est en colère.

  • Le chat effrayé:

Un chat qui a peur couche les oreilles jusqu’à les aplatir complètement s’il est terrifié.

Les oreilles sont ramenées vers l’avant pour capter les bruits et ses pupilles se dilatent en signe d’émotion.

  • Le chat curieux:

Il pointe les oreilles vers l’avant pour canaliser le son et ses pupilles sont légèrement dilatées.

Ses oreilles se rabattent en arrière par mesure de protection.

Des moustaches ramenées vers l’avant expriment la mauvaise humeur.

  • Le chat agressif:

Les pupilles sont dilatées, ce qui traduit la peur. Sa bouche grande ouverte, le chat souffle, crache et montre ses canines acérées.

2. Le langage du chat :

Un chat donne de la voix pour acceuillir, réclamer nourriture ou attention, appeler un partenaire, se plaindre, menacer et protester.

Son humeur; fureur, indignation, anxiété ou satisfaction; se traduit dans sa voix.

Dès l’âge de 12 semaines, les chatons maîtrisent l’intégralité du vocabulaire de l’adulte. On à dénombré quelques seize sons différents, mais il est probable que les chats en distingues plus.

Il existe des individus et des races; les siamois notamment; plus bavards que d’autres.

On distingue 3 catégories principales de sons dans le langage félin: murmures, sons vocaliques et sons de forte intensité.

Dans les murmures, on classe les ronronnements et les dives petits bruits de contentement, mais également le claquement de langue de la mère qui appelle ses petits.

Le chat use des sons vocaliques (« miaou ») pour réclamer, protester ou s’il est désorienté.

Il émet des sons de forte intensité lorsqu’il gronde, feule, crie sa colère, sa douleur ou sa peur, souffle, crache ou appelle un partenaire.

  • Le ronronnement maternel:

Les chatons tètent goulûment. Confortablement étendue, la mère émet un ronronnement rythmé, dont le processus est imparfaitement connu, mais dont on sait qu’il provient du plus profond de la poitrine. Dans la mesure où le ronronnement n’utilise pas l’appareil phonatoire, la chatte peu émettre d’autres sons en même temps.

  • La crise d’anxiété chez le chaton:

Lorsqu’il a faim, froid, ou qu’il est loin de sa mère, le chaton lance des appels de détresse, sous la forme de cris d’angoisse qui rappellent ceux d’un bébé.

  • Les mimiques:

En cas de peur ou de colère, le chat relève la langue afin de cracher.

La perception et l’odeur de ce souffle, destiné à intimider, sont tout aussi importantes que le son émis.

  • Le miaulement revendicatif:

Le chat qui a très faim réclame sa nourriture para des miaulements plaintifs.

L’inflexion et l’intonation des sons permettent d’exprimer toute une gamme de sensations.

Pourtant, ce n’est parfois qu’à la posture du chat que l’on sait qu’il miaule, car il est capable de lancer des sons très aigus, situés au-delà de notre seuil d’audition.

  • Le ronronnement de bien être:

Allongé sur un coussi bien douillet, le chat ronronne, ce qui signifie normalement qu’il se sent satisafit et en sécurité.

Cependant, le chat perturbé ronronne également, et ce pour calmer son anxiété.

  • Le grognement de colère:

Le chat très irrité grogne de mécontentement.

Il commence sa protestation par un long grognement, émis les mâchoires serrées.

Puis il souffle ou crache s’il souffre ou tente d’intimider des intrus.

Bien que produit par les cordes vocales, le grognement peut être émis bouche fermée, puisqu’il ne s’agit pas d’un son vocalique.

3. L’attitude défensive :

Un chat est plus intéressé par la défense de son territoire que par l’instauration de liens amicaux durables avec ses frères de race.

Beaucoup moins sociable que le chien, il multiplie les signaux de mise à distance.

Lorsqu’il sent qu’il a perdu le contrôle de la situation ou qu’il est menacé, cela déclenche chez lui une réaction offensive ou défensive, accompagnée d’une décharge d’adrénaline.

Il adopte la posture de l’agression: poils de corps et de la queue hérissés, dos arqué, pupilles dilatées, il peut choisir de souffler et de cracher.

Quels que soient ses sentiments véritables, un chat peut se donner un aspect impressionnant, même si, dans de nombreux cas, son attitude masque la peur plus qu’elle ne constitue une agression véritable.

Lorsqu’il est sur la défensive, le chat peut adopter différentes postures:

  • Impressionnant:

Dos arqué, tous poils hérissés, ce chat très effrayé tente de masquer sa peur derrière une attitude agressive. Il se présente de côté, pour se rendre plus impressionnant, et semble envisager l’attaque des positions adverses.

  • Le choix des armes:

Bien que très effrayé, ce chat se prépare à l’attaque.

Il souffle de manière très agressive et retrousse les babines, découvrant ses dents et sort ses griffes.

Son corps est aplati sur le sol, ses oreilles rabattues en position de protection et ses pupilles sont dilatées par la peur.

  • L’état d’alerte:

Ce chat terrifié tente de tenir bon. Les pupilles sont dilatées par l’adrénaline, et il chercher à intimider par son regard fixe.

Le poil dressé pour gagner en volume, il s’efforce de jouer spectaculairement la bravade.

Les poils de sa queue se hérissent légèrement et son dos est arqué pour augmenter sa taille.

  • Prêt pour la bataille:

Les pupilles dilatées, les oreilles couchées, la moustache hérissée, toutes griffes dehors, ce chat menace de la voix et se prépare à l’assaut.

4. L’attitude offensive :

Faire illusion de façon convaincante est une nécessité absolue pour le chat qui adopte une attitude offensive.

Dans le monde félin, il n’existe pas de hiérarchie définitivement établies, et, pour le chat, le choix de l’offensive ou de la défensive est fonction des circonstances.

Un chat qui est sur son territoire, ou en position surélevée par rapport à son adversaire; sur un toit par exemple; opte pour le langage corporel de l’offensive.

Il est confiant, parfaitement maître de lui, et, dans la mesure ou il se sent en sécurité, l’adrénaline, conséquence de la peur, ne dilate pas ses pupilles.

  • A l’abri en hauteur:

Du haut de son toit, le chat domine ses congénères.

Sa tête, sa moustache, ses oreilles pointées vers l’avant et son poil lisse témoignent de sa tranquillité d’esprit, il n’en surveille pas moins d’éventuels intrus.

  • La réaction naturelle:

Le corps ramassé témoignant bien de sa détermination, la mère protège ses petits.

Les oreilles pointées vers l’avant et la pupille non dilatée montrent qu’elle contrôle la situation.

  • La colère maternelle:

L’attitude très agressive de la mère effraie même le plus audacieux des matous.

Ferme sur ses positions, elle le menace en soufflant et en crachant.

Elle est prête à bondir s’il ne recule pas.

  • L’attitude dominante:

Malgré le chat qui l’observe du haut d’un toit, ce chat n’a pas peur. Avec son sens inné de l’équilibre, il s’est posté sur un poteau, observant son congénère; il intime ainsi son adversaire de ne pas approcher.

  • L’audacieux:

En poussant la tête vers l’avant, ce chat hardi signifie son refus de se laisser intimider par un rival plus haut perché.

Le poil hérissé de la queue révèle la peur et son regard direct exprime le courage.

  • D’humeur belliqueuse:

Les oreilles très legerement rabattues, le chat sûr de lui mais furieux ouvre largement la bouche pour souffler et pour cracher.

La langue forme un sillon pour expulser une haleine brûlante et les lèvres retroussées laissent voir les dents acérées, ce qui accentue le rictus.

Les muscles tendus de la face sont prêt pour l’attaque.

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Une réflexion sur “Communication et comportement chez le chat

  1. Superbe billet, très intéressant!! J’apprends tout doucement à connaitre les chats depuis qu’une petite boule de poils a débarqué chez nous venant de nulle part! Merci en tous cas pour ces informations complètes, belle soirée, bises

    Aimé par 1 personne

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