Pourquoi stériliser votre furette? Hyperoestrogénisme ou Aplasie médullaire

  1. Qu’est-ce que l’hyperoestrogénisme (ou aplasie médullaire)?
  2. Quels sont les symptômes ?
  3. Prévention
  4. Peut-on soigner l’hyperoestrogénisme ?

1.Qu’est ce que l’hyperoestrogénisme (ou aplasie médullaire)?

L’hyperoestrogénisme n’est pas une maladie, c’est plutôt un état qui entraîne de façon quasi systématique d’autres problèmes qui s’avèrent très souvent mortels.

C’est une affection de la furette qui peut s’avérer réellement dangereuse pour sa santé. Cette maladie touche uniquement les furettes non stérilisées, il s’agit de ce que l’on peut appeler vulgairement des chaleurs persistantes.

Les furettes, comme les chattes, ont une ovulation induite, c’est-à-dire qu’elles n’ovulent qu’une fois la saillie effectuée. Tant que l’accouplement n’a pas eu lieu, elles restent dans une période d’œstrus (chaleurs) caractérisée par un taux très élevé d’œstrogènes (hormones femelles) dans le sang.
Avec le temps, l’exposition prolongée de l’organisme à un taux élevé d’œstrogènes finit par affecter la moelle osseuse et par causer une anémie grave : l’aplasie médullaire. Le nombre de cellules sanguines, telles que les globules rouges et les plaquettes, chute de manière spectaculaire, causant des difficultés respiratoires, des hémorragies et une atteinte immunitaire. Si la furette n’est pas prise en charge rapidement dès l’apparition des premiers symptômes, sa vie est en danger !
On estime que le risque d’aplasie devient très important à partir de 4 semaines de chaleurs sans saillie.

Seule l’ovulation, induite naturellement par la saillie, ou par l’application d’un implant contraceptif, peut interrompre ce cercle vicieux

Comme dit plus haut, sans accouplement, la femelle reste dans une période d’oestrus:

Celle-ci peut s’arrêter toute seule si la photopériode diminue (à l’automne). Mais la femelle se fatigue énormément avec un risque d’hyperoestrogénisme et d’aplasie médullaire hormono-dépendante dès le deuxième mois d’oestrus : votre furette sera donc amaigrie, fatiguée, avec une perte de poils importante,état qui peut s’aggraver encore.
De la même manière, 14 jours après la mise-bas et donc pendant l’allaitement, votre furette peut recommencer un oestrus. Il faudra donc la remettre à l’accouplement pour prolonger la lactation et éviter les soucis évoqués plus hauts.

Un autre problème peut venir de l’éclairement et du chauffage artificiels auxquels sont exposés les furets en hiver, avec un rallongement de la photopériode, qui modifient parfois ces périodes de reproduction théoriques et l’âge à la puberté (certaines furettes sont en œstrus dès l’âge de 4 mois en période hivernale). De même un rallongement de la saison de reproduction peut être observé chez des animaux maintenus sous une durée d’éclairement de 14-16h par jour.

2. Quels sont les symptômes?

Cette production constante d’oestrogènes provoque des signes cliniques tels que:

  • Une vulve gonflée;
  • des comportements sexuels marqués;
  • une alopécie (perte de poils) bilatérale;
  • une anémie;
  • une anorexie;
  • pâleur des muqueuses et de la truffe;
  • des infections bactériennes secondaires;
  • des hémorragies sous-cutanées;
  • des selles noirâtres, goudronneuses, c’est à dire du méléna;
  • des signes d’œstrus : la vulve est hypertrophiée et une sécrétion vaginale séreuse à mucopurulente peut être remarquée;
  • parésie voire une paralysie postérieure accompagnée ou non d’une incontinence;
  • Des troubles de la coagulation se manifestant par des hémorragies de type pétéchies (sur l’abdomen, le flanc, le derrière de la tête, et la cavité buccale), des petites ecchymoses circulaires, cutanées ou conjonctivales.

Les principaux signes cliniques sont liés à l’anémie et l’hyperœstrogénisme. Des
signes neurologiques, causés par un hématome sous-dural, peuvent aussi être présents. Le
diagnostic différentiel est alors basé sur ces grands syndromes.

3.Prévention

Au moment du diagnostic, quand les symptômes ont fait leur apparition, la situation s’avère en principe déjà très grave. Pour prévenir cette pathologie, les femelles doivent être accouplées ou bien stérilisées.

 Le seul moyen de guérir la furette est de la stériliser rapidement. Si son état est trop précaire pour pouvoir supporter une intervention, on commencera par la réhydrater. 50% des furettes restant en chaleurs finissent par être atteintes et malheureusement toutes les furettes atteintes meurent en 2 mois maximum si elles ne sont pas stérilisées à temps. La seule prévention reste la stérilisation systématique des femelles non destinées à la reproduction.

Si la furette est déjà en chaleurs avant sa stérilisation, votre vétérinaire devra arrêter les chaleurs avant de procéder à la stérilisation. Pour ce faire, il devra injecter à l’animal des hormones destinées à causer l’ovulation et à faire chuter le taux sanguin d’œstrogènes. En fonction de l’état de santé de votre furette, une numération de formule sanguine (NFS) sera peut-être nécessaire afin de déterminer si la moelle osseuse a été atteinte.
Dans tous les cas, si la furette présente déjà une perte de poils, il s’agit d’une urgence médicale !

Si votre furette n’est pas destinée à la reproduction, la seule manière de la protéger contre l’aplasie médullaire est la stérilisation. La prévention est indispensable soit en retirant les ovaires, voire l’utérus, soit par la présence d’un implant. Lorsque les chaleurs sont présentes depuis plus d’une dizaine de jours, une injection hormonale (hormone chorionique gonadotrope humaine – hCG) peut être nécessaire avant la stérilisation chimique.

Il est conseillé de faire stériliser votre furette vers l’âge de 6 mois.

Il existe deux types de stérilisation:

  • La stérilisation chirurgicale:

La stérilisation chirurgicale consiste à retirer les ovaires ou les ovaires et l’utérus. C’est une intervention définitive qui peut être pratiquée dès l’apparition des premières chaleurs de la furette. Toutefois, cette stérilisation chirurgicale pourrait être la cause de désordres hormonaux. Il est recommandé d’attendre le plus possible pour stériliser la jeune furette, jusqu’à l’âge de huit ou douze mois si possible ou dès l’apparition des premières chaleurs.

  • La stérilisation chimique:

La stérilisation chimique est effectuée par la pose d’un implant qui empêche l’apparition des chaleurs. Le plus souvent, si le furet se laisse bien manipuler, l’implant est mis sans anesthésie ; il se désintègre automatiquement avec le temps et doit être renouvelé au bout d’un ou deux ans selon le type d’implant. Cette stérilisation est réversible et peut être pratiquée dès quatre ou cinq mois, avant même l’apparition de l’activité sexuelle. L’implant n’entraîne pas d’effets secondaires.

4.Peut-on soigner l’hyperoestrogénisme ?


 Si l’aplasie médullaire est diagnostiquée très tôt, il est possible de stériliser la furette mais les risques per-opératoires sont très élevés. Il est évidemment préférable de stériliser une furette en bonne santé plutôt qu’un animal anémié. Il est également possible de provoquer l’ovulation au moment des chaleurs grâce à un protocole hormonal spécifique, ou carrément d’interrompre les chaleurs.

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