Les dermatites

  1. Dermatite à dermanyssus gallinae
  2. Dermatite à malasseza
  3. Dermatite par allergie au piqûres de puces (DAPP)
  4. Dermatite atopique du chat
  5. Dermatite atopique du chien
  6. Dermatite de contact
  7. Dermatite par intolérance / allergie alimentaire
  8. Dermatite de léchage des extremités
  9. Dermatite miliaire du chat
  10. Dermatites solaires
  11. Dermatites vermineuses

1. Dermatite à dermanyssus gallinae:

Dermatite parasitaire provoquée par un acarien piqueur hématophage, dermanyssus gallinae, parasite peu spécifique piquant principalement les volailles et vivant dans les poulaillers, communément appelé Pou rouge.

Chez les carnivores ( chien surtout), il est responsable d’une dermatite érythémateuse (rougeur congestive de la peau ou des muqueuses qui disparaît à la pression) et papuleuse (lésion élémentaire dermatologique faite de taches le plus souvent rouges, de taille variable, surélevées, sans contenu liquidien, pouvant confluer en plaques), très prurigineuse.

Les piqûres sont souvent faites la nuit, chez les chiens et notamment les chiots vivant au contact de poulaillers ou de pigeonniers.

On peut également le constater en ville sur des chiens ayant accès aux balcons des immeubles sous les toitures abritant des pigeons.

2. Dermatite à malasseza:

Dermatite secondaire, fortement inflammatoire et très prurigineuse, liée à la prolifération d’une levure habituellement saprophyte de la peau du chien; Malassezia pachydermatis.

Les Malassezia sont des champignons unicellulaire de petite taille.

Ces levures sont des hôtes habituels de la peau du chien ou du chat, surtout localisés autour de l’anus, sur les babines, les extrémités podales et dans le conduit auditif externe.

Dans certaines circonstances, les Malassezia Pachydermatis peuvent donner naissance à une dermatite généralisée qui vient, le plus souvent, compliquer une affection sous-jacente (dermatite atopique principalement), au même titre que Staphylococcus intermedius.

Certaines races de chiens sont prédisposées sans que l’âge ou le sexe ne soient en cause:

West Highland terrier, Basset Hound, Sharpei entre autres.

Cette dermatite peut être due à des modifications cutanées telles que : une augmentation de la production de sébum, humidité excessive, présence plis cutanés marqués etc.

3. Dermatite par allergie au piqûres de puces (DAPP):

Affection dermatologique majeure, cette dermatite provoquée par la présence de puces dans le pelage du chien et du chat et dont la piqûre entraîne une réaction d’hypersensibilité immédiate et parfois retardée ( 24 à 48 heures), dans environ 30% des cas.

La salive de la puce contient une quinzaine d’allergènes, ce qui expliquerait la compléxité de la réaction.

Chez le chien et le chat, c’est surtout l’espèce Ctenocephalides qui est incriminé.

La DAPP est la dermatose la plus fréquente en France. Au début de son évolution, elle présente un caractère saisonnier (été, automne) puis tend à devenir permanente par réinfestation dans les locaux d’habitation durant l’hiver.

4. Dermatite atopique du chat:

On a longtemps qualifié de « dermatite atopique » du chat toutes les dermatites prurigineuses associées à des tests allergologistes positifs à des aéroallergènes.

La tendance actuelle est de considérer qu’une part importante des intolérances / allergies alimentaires relève de l’atopie.

Les aéroallergènes le plus souvent incriminés sont les acariens de la poussière de maison et particulièrement Dermatophagoïdes sp.

Il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse, mais elle peut être héréditaire. Elle se manifeste souvent par des rougeurs récurrentes sur diverses parties du corps (oreilles, babines, pattes, région génitale,…)

5. Dermatite atopique du chien:

La dermatite atopique canine est une dominante dermatologique, particulièrement chronique, associant un prurit et des lésions inflammatoires peu spécifiques dont les localisations sont essentielles à prendre en compte.

Les allergènes incriminés (acariens des poussières, squames, pollens plus rarement) pénètrent dans l’organisme par voie respiratoire, mais aussi transcutanée ou digestive.

Le prurit est le principal signe d’appel: il peut s’exprimer très différemment suivant les animaux: léchage, mordillement, frottement ou grattage.

La notion de dermatite atopique à considérablement évolué au cours des dernières années et prends désormais en compte de multiples autres facteurs dont l’identification et le contrôle améliorent considérablement la gestion de cette entité.

Il convient plus particulièrement de citer des facteurs:

  • Morphologiques,
  • infectieux (importance majeure des surinfections bactériennes et levuriques),
  • parasitaires,
  • alimentaire avec l’importance variable des intolérances alimentaires et des allergènes alimentaires,
  • psychiques, comme l’atteste la grande variabilité, raciale et individuelle, observée dans l’expression du prurit et dans les phénomènes de ritualisation.

Une prédisposition raciale majeure s’observe chez le Labrador et le Golden Retriever; les terriers anglais, comme le West Highland White et le Yorkshire; le Dalmatien, le Boxer et le Shar Pei (chez ce dernier, les troubles peuvent apparaître des 3 mois).

6. Dermatite de contact:

Réaction inflammatoire cutanée due à un contact direct de la peau avec une substance présente dans l’environnement et qui provoque une agression mécanique, physique ou chimique (= dermatite de contact par irritation) et/ou immunologique (= dermatite par allergie de contact).

La dermatite de contact par irritation résulte de l’action irritante directe de substance comme:

  • Les topiques divers (savon, antiseptiques etc) trop concentrés ou mal rincés,
  • Les insecticides,
  • Les détergents et produits d’entretien,

La dermatite par allergie de contact ne survient qu’après des contacts très prolongés et très souvent répétés de la peau avec une substance allergisante.

C’est la raison pour laquelle ces dermatites sont relativement rares chez les carnivores.

Cependant, les quelques causes suivantes sont assez bien documentés chez le chien et le chat:

  • A l’extérieur: Les végétaux, en particulier le gazon au printemps, les pesticides, les vernis, les peintures, le ciment;
  • A l’intérieur: la laine, les tapis en matière synthétique, le caoutchouc, les produits des conservation des bois;
  • Les ustensiles en plastique, colliers (en particulier les colliers insecticides), couvertures, aérosol en bombe d’usage courant ( insecticides, déodorants, parfums, etc)
  • Des médicaments à usage externe: topiques à base d’antibiotiques, anesthésiques locaux, antiseptiques, dérivés des hydrocarbures etc.

7. Dermatite par intolérance / allergie alimentaire:

Les allergies alimentaires chez les chiens et les chats semblent être de plus en plus fréquentes.

Dermatose prurigineuse, la dermatite par intolérance / allergie alimentaire est en relation avec l’alimentation.

Les symptômes sont extrêmement variables et le prurit est constant , non saisonnier et corticorésistant.

L’allergie alimentaire chez le chien se manifeste par des troubles cutanés et/ou par des troubles digestifs. Des démangeaisons, l’apparition de boutons ou de plaques sur la peau de votre chien doivent notamment vous alerter. Côté digestif, des diarrhées, un excès de flatulences, une augmentation des déjections quotidiennes, voire des vomissements, sont les principaux symptômes d’une allergie alimentaire.

Ce sont des protéines qui provoquent ces allergies. Il s’agit principalement des protéines de bœuf ou de poulet, donc contenues dans la viande, mais aussi celles contenues dans les produits laitiers (lait, beurre et fromage)… Ce sont également des protéines contenues dans le poisson pour les chats. Ce ne sont quasiment jamais des protéines contenues dans des céréales

8. Dermatite de léchage des extrémités:

Dermatite auto-infligée, associant une irritation mécanique; liée à une léchage obsessionnel, relevant d’une composante psychogène; et diverses modifications cutanées secondaires (pyodermite profonde).

C’est l’ennui qui conduit en effet certains chiens à lécher sans cesse la face antérieur d’une patte.

Classiquement, l’animal malade est le chien de grande race, très actif, laissé tout seul la journée, ou dont le périmètre d’action est restreint.

Le léchage permanent entraîne d’abords une alopécie, bientôt suivie d’un ulcère, bordé par du tissu fibreux, et qui forme une plaque nodulaire très caractéristique.

9. Dermatite miliaire du chat:

Encore appelée dermatite arénacée car la palpation évoque la présence de grains de sable sous la peau, la dermatite miliaire se caractérise par la présence de papules et de croûtes principalement sur le dos, la tête et le cou avec un degré variable.

Il s’agit plus d’un syndrome que que d’une véritable maladie car elle reconnaît un grand nombre de causes:

  • Des allergies,
  • des follicules,
  • des maladies parasitaires,
  • des maladies nutritionnelles
  • etc.

10. Dermatite solaire:

  • Chez le chien:

Grâce à son pelage, le chien résiste, en général, bien aux effets directs d’une exposition au soleil.

Cependant, certaines races peuvent de chien sont prédisposées par leur pelage blanc ou clair, ce qui implique qu’ils peuvent présenter une dermatite solaire.

Sur les races prédisposées, soumises à un ensoleillement intense et prolongé, on peut observer des lésions érythémateuses, papuleuses, aux contours mal définis et douloureuses à la pression.

Les zones concernées sont les zones glabres et peu pigmentées comme le cou, les épaules et le dos.

  • Chez le chat:

Comme chez le chien, une prédisposition est nécessaire chez certains chats pour voir apparaître une dermatite ulcéreuse chronique du bord du pavillon de l’oreille sous l’influence d’une insolation prolongée.

Cette prédisposition concerne les chats à oreilles blanches et tout particulièrement les chats blancs à yeux bleus.

On observe une alopécie locale sur le bord externe du pavillon de l’oreille qui rend la peua encore plus vulnérable à l’effet des rayons du soleil.

11. Dermatites vermineuses:

Dermatites localisées aux zones cutanées de pénétration d’embryons ou de larves infestantes appartenant aux helminthes.

Les lésions localisées à l’abdomen, au thorax, à l’extrémité des membres en contact avec le sol, ou aux zones de pénétration et de migration des microfilaires et des furcocercaires (la pénétration de la forme infestante, la furcocercaire (cercaire à queue fourchue) issue du mollusque, chez l’hôte définitif, se fait par voie transcutanée, lors de périodes de baignades en eau douce et stagnante)sont caractérisées par:

  • Une alopécie érythémateuse et papuleuse pouvant secondairement se surinfecter et se couvrir de croûtes;
  • l’expression d’un prurit intense entraînant un grattage exacerbé par les manifestations vermineuse.

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